Le Droit de Mentir
Bonjour à toutes, bonjour à tous,
J’espère que vous allez bien.
Le droit de mentir est une question classique.
La simplicité du verbe (mentir) cache une réalité :
la diversité du mensonge
ou de ce qu’on nomme « mensonge ».
Peut-être, d’ailleurs, n’y a-t-il pas « le » mensonge.
Il y a plutôt « des » mensonges, des façons de mentir et différents types de demi-vérités.
Chaque mensonge est différent des autres.
Mentir est un acte chaque fois différent.
Il y a aussi toutes sortes d’insincérité.
Ce n’est donc pas une réalité homogène
ou « monolithique ».
Quant au « droit » de mentir,
de quoi parlons-nous exactement ?
Personne n’est obligé par la loi de dire la vérité en toutes circonstances.
Nous ne sommes tenus à la vérité que sur des aspects bien précis.
Quiconque fait une déclaration de revenus ou de chiffre d’affaires se doit par la loi de ne rien omettre…
Certes !
Mais la question est surtout d’ordre moral. Elle est aussi personnelle, relationnelle, existentielle.
Elle est également d’ordre politique, car elle renvoie à l’enjeu du pouvoir au sein de nos relations sociales.
Tout cela nous conduit à une question plus fondamentale :
Avons-nous « droit » à la vérité ?
Et, si oui, à quelle vérité ?
« Qui » a le devoir de nous la dire ?
Pour les personnes qui le peuvent et le désirent, c'est cette question que nous aborderons,
lors du prochain Dialogue Philo du dimanche 15 mars aux Cabanes Urbaines :
En vous souhaitant (« véritablement »)
un bon début de semaine
Cordialement
Philippe BOULIER
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