Le Droit de Mentir

Homme prêtant serment dans une cour de justice aux Etats-Unis

Bonjour à toutes, bonjour à tous, 

 

J’espère que vous allez bien.

Le droit de mentir est une question classique.


La simplicité du verbe (mentir) cache une réalité :

la diversité du mensonge 

ou de ce qu’on nomme « mensonge ».

Peut-être, d’ailleurs, n’y a-t-il pas « le » mensonge.

Il y a plutôt « des » mensonges, des façons de mentir et différents types de demi-vérités.

Chaque mensonge est différent des autres.

Mentir est un acte chaque fois différent.

Il y a aussi toutes sortes d’insincérité.

Ce n’est donc pas une réalité homogène 

ou « monolithique ».

Quant au « droit » de mentir, 

de quoi parlons-nous exactement ?

Personne n’est obligé par la loi de dire la vérité en toutes circonstances. 

Nous ne sommes tenus à la vérité que sur des aspects bien précis.

Quiconque fait une déclaration de revenus ou de chiffre d’affaires se doit par la loi de ne rien omettre…

Certes !

Mais la question est surtout d’ordre moral. Elle est aussi personnelle, relationnelle, existentielle.

Elle est également d’ordre politique, car elle renvoie à l’enjeu du pouvoir au sein de nos relations sociales.

Tout cela nous conduit à une question plus fondamentale :

Avons-nous « droit » à la vérité ?

Et, si oui, à quelle vérité ? 

« Qui » a le devoir de nous la dire ?

Pour les personnes qui le peuvent et le désirent, c'est cette question que nous aborderons, 

lors du prochain Dialogue Philo du dimanche 15 mars aux Cabanes Urbaines :

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